TAZLA ET SA REGION DANS L'HISTOIRE

Publié le par tazla-en-kabylie

Par Hocine :: 08/10/2010 à 10:06

Ath Abbas - Le royaume oublié

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Kalaâ, l’éternelle citadelle de la résistance

 

Par : Djamel Alilat

 

Lorsque nous arrivons, enfin, à la Kalaâ des Ath Abbas en ce vendredi 5 mars de l’an de grâce 2004, elle est encore partiellement sous la neige. La route qui y mène, construite il y a longtemps par le génie militaire français, vient tout juste d’être dégagée. D’ailleurs, à chaque intempérie, il faut la déblayer à cause des éboulements fréquents. C’est une route toute en lacets avec au-dessus de nos têtes la montagne et au-dessous de nos pieds un précipice vertigineux vers lequel on évite de regarder.

 

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L’Histoire nous fait un clin d’œil dès l’entrée du village, car cette entrée est un ancien poste de garde avec une vieille guérite ou alors un mqam aux tuiles rouges et qui se trouve à l’ombre d’un gigantesque pin millénaire au tronc plus qu’imposant. Ce pin a probablement vu arriver les fondateurs de la citadelle tant il est vieux. à côté, un bout de la muraille médiévale qui ceinturait toute la forteresse est encore debout comme pour narguer le temps.

 

De tous les villages kabyles, on peut dire sans risque de se tromper que la Kalaâ des Ath Abbas est la plus chargée d’histoire. Cette citadelle inexpugnable, qui est déjà une forteresse naturelle en ce sens qu’elle est édifiée sur un plateau rocheux cerné de falaises abruptes, a été fondée vers 1510 par l’émir Abderrahmane et son fils El-Abbès après la prise de Bougie par les Espagnols. Au fil des années et des siècles, elle est devenue un bastion de la résistance à l’envahisseur espagnol, turc et français. Entre une guerre et un siège, une attaque et une invasion, la Kalaâ et, par-delà, toute la confédération des Ath Abbas qui regroupe actuellement les communes d’Ighil Ali, Aït Rzine et Boujellil, a rayonné sur tout le nord du pays. Elle a exporté et ses produits et ses artisans aux quatre coins de l’Algérie actuelle.

 

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Depuis la guerre de Libération, Kalaâ est un village fantôme et notre visite ne pouvait commencer que par la grande mosquée du village qui semble en ce jour de prières abriter quelques âmes. Cheïkh El-Mokrani, leader de l’insurrection de 1871 y est enterré. Ce lieu de culte a été entièrement rénové. Seul le mihrab avec ses roues en bois a connu le cheïkh. Avec son frère Boumezrag et le non moins prestigieux cheïkh Aheddadh de Seddouk, il a combattu les Français avant de mourir le 6 mai 1871 dans les environs de Bouira d’une balle qui lui a traversé le cou alors que du haut d’une colline il supervisait une bataille.

 

Non loin de la mosquée, des maisons en ruine. Certains disent qu’elles appartenaient aux Mokranis, d’autres qu’elles servaient de mess aux officiers du bachagha. à quelques pas de là, Mourad, notre guide pour la circonstance, soulève un bout de tôle rouillée qui donne à voir l’entrée d’un tunnel bien construit, mais noyé sous l’eau. C’est la poudrière d’El-Mokrani. Quand il n’est pas sous les eaux de la fonte des neiges ou de la pluie comme maintenant, le tunnel donne sur une maison souterraine où l’on fabriquait de la poudre et des munitions. Comme tous les autres vestiges, cet endroit va tomber en ruine dans quelques années sans que quiconque s’en soucie. Abderahmane, un ami qui nous accompagne, fulmine : “C’est vraiment à se cogner la tête contre les murs ou à s’arracher les cheveux. Depuis l’indépendance à ce jour, personne ne s’est soucié de préserver ce village historique, ce trésor de la mémoire collective !”

 

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C’est la dernière révolution, celle de 1954, qui a porté un coup fatal à Kalaâ. Haut lieu de la résistance, le village a été bombardé lors de l’opération dite “Pierres précieuses” — appréciez l’ironie— et décrété zone interdite par les autorités coloniales. D’Ighil Ali, une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau, on envoyait des obus de mortier à la moindre lueur de bougie et au moindre mouvement suspect repérés à Kalaâ.

 

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Du temps de sa splendeur jusqu’à l’occupation française, la citadelle a compté, à certaines époques, jusqu’à 8 000 habitants. En fait, une véritable puissance militaire et économique. Aujourd’hui, la plupart des maisons sont éventrées, mais elles laissent voir de splendides formes architecturales et de vieilles portes massives dont certaines sont sculptées. Les fameuses portes des Ath Avla ou de Tabouaânant. “Encore des pièces de musée qui pourrissent sur pied !”, laisse échapper Abderrahmane avec dépit. à l’époque des sultans et des Amokrane des Ath Abbas, une grande muraille ceinturait toute la forteresse. Elle comportait six portes principales toutes gardées et des rampes de lancement pour les canons. “Ce sont les Aït Lahcen qui ont fabriqué ces canons, nous dit Abdelmalek, un prof de lycée membre de l’association El-Mokrani qui s’est joint à nous, ce sont des Autrichiens d’origine, probablement des prisonniers de guerre, mais ils se sont intégrés à la culture locale et ont apporté leur savoir-faire. Ceci dit, les juifs aussi ont contribué à l’essor de la Kalaâ, car il existait une communauté juive qui vivait sous l’anaïa —la protection— des Ath Abbas”. Lorsque nous demandons à voir ces fameux canons, on nous répond qu’ils se trouvent, aujourd’hui, à Constantine, dans le jardin épigraphique et leur signe distinctif est qu’ils portent des inscriptions en arabe avec une fleur de lys ornée d’une couronne royale. Nous déambulons dans les ruelles étroites et couvertes de neige par endroits sans rencontrer âme qui vive. Cette maison appartient à la famille de Ali Haroun, nous apprend notre guide. Celle-ci à tel général bien connu, celle-là à tel autre non moins fameux. Beaucoup des enfants de Kalaâ ont exercé de hautes responsabilités ou l’exercent encore. “Ici, nous dit Djamel, un professeur d’histoire à l’université qui nous a rejoint, il y avait les mares de Ouled Aïssa. Sept bassins naturels creusés à même la roche et qui servaient à recueillir les eaux pluviales.” Quand il parle de l’histoire de son village, Djamel est intarissable. Avec bienveillance, il nous emmène chez lui pour nous faire admirer une porte sculptée. L’une des plus belles qu’il nous a été donné de voir. “Ces dessins que vous voyez sont des motifs juifs mauresques”, nous explique-t-il à propos des sculptures qui ornent les deux battants de l’immense porte. Ce passionné d’histoire est le seul à posséder encore un bout de la côte de maille que portaient les rois de Kalaâ quand ils partaient en guerre. Comme celle que revêtait le sultan Abdelaziz quand il fut tué en juin 1510. Ces armures ont malheureusement toutes disparu à cause d’une superstition qui leur conférait le pouvoir de donner des enfants aux femmes stériles qui en arrachaient un petit lambeau.

 

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Nous passons à côté de l’une des plus anciennes mosquées de Kalaâ, celle de Sidi Ahmed Oussanoun, sans pouvoir y pénétrer. “Elles est complètement en ruine, mais nous pouvons apercevoir une sorte de catafalque en bois sculpté et orné d’étranges motifs. Ce sont les mêmes motifs que l’on retrouve sur certaines portes. à l’origine, c’était une peinture noire et rouge faite avec des éléments naturels”, nous explique Abdelmalek. “Et vous laissez pourrir une telle pièce de musée ?”, s’étonne Abderrahmane.

 

 

Djamel, sur sa lancée, nous apprend que les Ath Abbas font partie des berbères sedouikches (?). D’après lui, les Normands leur ont appris la technique des moulins à vent et les Vikings l’art de construire des bateaux. La galère, ce petit bateau qui écumait la Méditerranée, aurait été copié du drakkar. Le roi des Ath Abbas avait des vigies partout. Les postes de vigie (chouaffa) allaient de l’Atlas blidéen jusqu’à Takerbouzt, de Gouraya jusqu’à Tazmalt et de l’Atlas saharien jusqu’à Medjana. Des feux servaient de colline en colline à communiquer et à donner l’alerte en cas de mouvements de troupes hostiles.

 

 Il avait ses cavaliers dans les Hauts-Plateaux et deux corps stationnaires de l’armée régulière étaient basés à Tazla et à Tala-Mzida. Belaguel, Vounda, Tazla et bien d’autres lieux-dits étaient des postes avancés du royaume. à propos de Vounda que nous pouvons apercevoir au loin, nos hôtes nous apprennent que c’est le village d’origine des Boukharouba dont le plus connu s’appelle Houari Boumediene. Leur ancêtre a émigré de Vounda à Guelma. “Vous voyez ? Là bas, c’est Tala-Mzida. Vers 1520 Pedro de Navarro est arrivé avec ses fantassins jusque ici”, nous dit Abdelmalek.

 

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Sid Ahmed Ghozali est également arrivé jusqu’à Kalaâ accompagnés de plusieurs officiels dont Ali Haroun, mais lui, contrairement au général espagnol, n’avait pas d’intentions belliqueuses, en ce sens qu’il n’est pas venu pour assiéger la citadelle. Il est venu pour admirer le village et le paysage, faire quelques promesses d’aide et il est parti pour ne plus revenir comme tous les officiels qui débarquent ici pour faire rejaillir le prestige historique de la Kalaâ sur leurs augustes personnes. Passées ces visites de commémoration, Kalaâ replonge dans l’oubli et l’anonymat, dormant sous une épaisse couche de neige, de poussière ou d’indifférence.

 

Abderrahmane s’insurge : “Si Cheïkh El-Mokrani avait été arabe comme Bouaâmama ou Abdelkader, il aurait sûrement bénéficié de budgets conséquents pour l’entretien de sa mémoire à travers films, livres et musées. Et encore, il n’y a pas que lui à Kalaâ. El-Mokrani n’est, finalement, que le dernier maillon d’une prestigieuse lignée de sultans, d’émirs et de chefs qui ont aidé à forger la conscience nationale à travers leur résistance aux envahisseurs”.

 

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Pendant quatre siècles et demi, la citadelle a compté par moments plusieurs milliers d’habitants sans prendre en compte tous les villages qui l’entourent et qui constituent la confédération des Ath Abbas. Ils avaient une armée régulière et des paysans guerriers qui prenaient les armes en cas de guerre ou d’attaque. Il y avait aussi une armée d’artisans forts habiles. On y fabriquait des vêtements, surtout des tapis et des burnous faits avec de la laine, des bijoux, des armes, de la poudre, des tuiles pour les maisons, des boiseries, des selles pour les chevaux, du cuir tanné, du savon et beaucoup d’autres produits. “à titre d’exemple, c’est d’ici que les Ath Yenni ont pris l’art de la bijouterie faite à base d’argent”, précise Djamel.

 

Nous poursuivons notre pèlerinage pour aboutir à Tajmaâth Nettzayart où quelques enfants jouent avec de la neige. Ils sont venus avec leurs parents pour le week-end et parlent en arabe. Ici, l’histoire vous interpelle à chaque coin de rue. “Là, nous dit Abdelmalek, C’est la maison du caïd Izem. Il y avait le téléphone du temps où cela n’existait peut-être même pas à Alger”. “Nous pénétrons dans une autre maison abandonnée, mais qui a dû être prestigieuse au vu de ce qui en reste. Akham El-Valar était la demeure d’un caïd qui a pris la fuite. Le colonel Amirouche en a fait son PC. Le PC proprement dit est dans une pièce qui donne sur un ravin vertigineux. En cas d’alerte, on pouvait s’y échapper facilement. De là, nous nous rendons à Chaffa. Un promontoire rocheux situé à l’extrémité du village et qui domine toute la vallée au-dessous de Kalaâ. à nos pieds, des falaises abruptes de près 500 mètres où la vue vous coupe littéralement le souffle. Elle embrasse tout le versant sud du Djurdjura, une grande partie de la vallée de la Soummam, le massif des Bibans jusqu’à Kherrata et vers l’ouest jusqu’à l’entrée de Bouira. Assurément, l’altitude de Kalaâ, qui est de1100 mètres, permet une vue auquelle seuls les aigles sont familiers”. “Vous voyez cette petite maison en bas, nous dit Abdelmalek, c’était la synagogue juive. On l’appelle encore, aujourd’hui, El-djamaâ Touzzaguine”.

 

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Bouguermouh, le cinéaste, est venu ici pour tourner son fameux film La Colline Oubliée d’après l’œuvre de Mouloud Mammeri. Le village de Kalaâ est encore l’un des rares villages kabyles à sauvegarder une architecture typiquement berbère, mais il a dû renoncer, gêné qu’il était, par les hideux poteaux électriques qui hérissent le village et déforment le paysage. Il s’est contenté d’emprunter quelques portes anciennes pour les besoins de son film.

 

Une seule journée ne suffit assurément pas pour faire connaissance avec la Kalaâ, l’ancien royaume des Ath Abbas, que nous quittons avec regrets, mais avec la ferme promesse d’y revenir. C’est un village qui a beaucoup donné sans rien recevoir en retour. Aujourd’hui, ses enfants se trouvent éparpillés dans les 48 wilayas du pays et ailleurs dans le vaste monde. Une forte colonie se trouve toujours en Nouvelle-Calédonie lorsque la France a déporté Boumezrag et tous ses lieutenants après l’insurrection de 1871.

 

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Avec ses siècles de résistance et son mode d’organisation, la Kalaâ, qu’on ne s’y trompe pas, a constitué les premiers germes qui ont enfanté l’Algérie en tant que nation. Elle comporte encore une grande partie de l’âme kabyle qui tend à disparaître chaque jour un peu plus. à ce titre, elle doit être restaurée, préservée et classée patrimoine historique national. Elle le mérite bien, car elle a tant donné à l’Algérie alors que l’Algérie ne lui a encore rien donné en retour.

 

Commentaires:

 

Le 08/10/2010 à 10:22, par Hocine

Bonjour à tous,

Si toutefois vous êtes intéressés par la grande histoire de notre région n'hésitez pas à me contacter j'ai quelques ouvrages anciens et documentations sur le sujet nous pourrions échanger et en débattre
Bien à vous
Hocine


Le 14/10/2010 à 15:08, par une amie qui vous veux du bien

c'est toujours un plaisir de lire tes articles Hocine !
cela deviens vraiment passionnant.
On voit vraiment que tu fais beaucoup de recherches .

J'attend avec impatiente la publication de tes propres recherches!

Ah l'histoire des berberes (kabyles) et de toute l'algerie !

je crois vraiment qu'on a besoin de faire un retour sur le passé et de se ressourcer en
se rappelant les valeurs de nos ancetres, de nos grand-parents et parents, aujourd'hui disparu pour la pluspart.

est ce que nous leur faisons honneur au jourd'hui ?

et sont elles donc passées nos valeurs tradionnelles d'hospitalité, de solidarité, de famille, etc...???

aujourd'hui c'est chacun pour soi
et "dieux pour moi"
mais au final, a qui rendra- t- on des comptes ?
a un dieu, un seul
et à mon humble avis, on ne pourra pas le tromper sur ce que nous sommes reellement

En tous cas, un peu de meditation ne peu pas faire de mal, bien au contraire!

Je t'embrasse affectueusement

ton amie sincère.


Le 12/04/2011 à 1:28, par ines

coucou tonton!!!!

mon ressenti en regardant les photos!

Respectons la mémoire de nos Ancêtres et remercions les du précieux cadeau qui nous ont fait "Notre village de TAZLA.


Le 12/04/2011 à 14:16, par Hocine

Bonjour Ines,
Merci pour ta visite, tes paroles sont sage
Profite bien de la vie
Je t'embrasse
Tonton Hocine


Le 07/05/2011 à 15:50, par abderrezak

je tiens d'abord a vous féliciter sur ce site! voila je suis originaire d'un village qui est tres proche de Tazla, c'est ilougane, je voudrai bien avoir des renseignements ou des archive concernant l'origine et l'histoire du village d'ilougane, surtout de hocine
merci


Le 11/05/2011 à 17:57, par Hocine

Bonjour Adederrezak,

Merci pour ta visite sur notre site.
Il est bien entendu que je connais Ilougane, c’est un charmant village haut perché avec de jolies maisons en cascade et de beaux jardins, les habitants parlent Arabes et Kabyle

Nous avions une jolie école commune qui malheureusement à perdu de sa superbe, je me souviens de sa construction, c'était pour l’époque un début de modernisme, le temps et les évènements en ont, malheureusement fait une ruine, combien de fois je me suis dit voilà un bel endroit pour faire un hôtel, ou une maison des jeunes une fois la sécurité revenue.

Ton village et le mien ce dépeuple, l'été dernier ils ont failli partir en fumée avec ce grand incendie, « volontaire ou involontaire » ??? c'est déplorable mais c'est comme ça,

Quant à l’histoire de ton village, j’avoue ne pas savoir grand chose si ce n’est que ce que l’on m’a raconte et quelque bride lu de la région, « ci et la »

Vous seriez venu vous installer au 19 éme siècle, la France venait de perdre l’Alsace et la Lorraine, elle avait besoin de terre pour loger ses futurs colons et coloniser d’avantage les terres Kabyles, elle y installa les Alsaciens et lorrains dans des petites fermes depuis Sétif, Bordj, toute la plaine de la Medjana et même à Boni ou elle avait installé un poste militaire,

Les petits paysans Algériens étaient pour la plupart des pasteurs, ils allaient la ou il y avait des pâturages pour le bétail, à force d’en être chassés ils seraient venu s’installer à Ilougane avec l’autorisation et sous la protection du Bachaga El Mokrani, qui était le chef de toute la région.

Au 16 éme siècle, depuis Guella à Boussaâda, le domaine appartenait aux Ath Abbas tous les villages de notre vallée, exportaient fruits, légumes, burnous, portes, coffre et bijoux, la réputation des paysans et de ces artisans n’était plus à faire, nos villages étaient réputer pour leurs eaux, ils ce disaient que c’etait les Jardins du Sultan
En 1871 il y à eu l’insurrection, feu le Bachaga El Mokrani ‘ « descendant des Ath Abass et instigateur de cette insurrection avec feu le Cheikh Haddad » c’est fait tuer

Son tombeau est à Guella, cette année c’est le 140 anniversaire de sa mort, ou tous les ans un hommage et une cérémonie y ait rendu, n’hésite pas à passer à Guella, c’est très beau et c’est un lieu charger d’histoire, les gens sont d’une extrême gentillesse, accueillant, passionnant et surtout fervents gardien de leur histoire, d’ailleurs notre vallée leurs appartient en grande partie les champs et jardins que nous cultivons sont souvent leurs propriétés

Tu peux facilement trouver des livres retraçant l’insurrection de 1871 et par la même avoir un avis plus intéressant et plus près de la vérité que ce que je te raconte

Voila cher Ami, je te souhaite une bonne chasse au livre et espère te relire

Bien à toi

Hocine


Le 12/05/2011 à 0:28, par abderrezak

je tiens d'abord a te remercier mon cher hocine pour avoir repondu a mon post...mais je crois que ta version est un peu a revoir, d'abord parceque les gens d'ilougane ont toujours été connus comme etant des marabouts "dimravden" donc leur origines remontent surement a bcp plus loins que le 19 siecles, et ils ont leurs saint chikh comme tous les marabouts de kabylie ,c'est "sidi Ahmed saci" , mais aussi parcequ'ils avaient la maitrise du savoir religieux et linguistique "fiqh et nahw" depuis des siecles alors qu'à ces epoques reculées bcp d'autres villages ne savaient meme ce que c'est lire et ecrire, moi meme je suis tombé sur de tres anciens livres de mes ancetres et j'etais choqué par leur niveau intellectuel....je veux aussi t'informer que juste a coté du saint " sidi ahmed" est enterré un autre saint appellé "sidi al mançor"......et la est l'enigme,....une m'a été reconté depuis juste deux jours par un historien connu, il dit et....tiens toi bien....que les gens d'ilougane sont les premiers rois de qelaa des beni abbas!! la preuve ? il dit que les deux saints "sidi ahmed" et "sidi mançor" sont en realité deux rois de la quelaa ....et je viens tout juste de le verifier dans des livres d'histoire....autres preuve:ils parlent arabes....comment? parceque c'etait la langue des nobles a l'epoque ....eux qui venaient de la qelaa de beni hamad de bejaia apres fuyant l'invasion espagnol..
tu vois cher hocine j'ai fait quelques recherches depuis mon post
et je te conseille , ne te fi jamais a ce qu'on raconte "ci et la" parceque meme chez les gens d'ilougane j'ai entendu dire que tazla n'etait en realité qu'un jardin des rois de la qelaa et ses habitants n'etaient que des esclaves arabes kabylisés a travers les siecles
voila mon cher hocine et a la prochaine inchallah


Le 12/05/2011 à 20:24, par Hocine

Bonjour Abdelrrezak,

Quelle joie enfin, de rencontrer sur ce site un interlocuteur passionné par l’histoire, de notre région, cela fait un moment que j’essaye d’ouvrir le débat sur cette question mais en vin, mon but n’est pas de donner des leçons mais plutôt de m’instruire et par la même, les lecteurs de ce site , j’espère que tu accepteras de partager ton savoir et animer cette rubrique je suis moi-même novice en la matière, mais je m’y intéresse , j’ai eu la chance en Novembre dernier de visiter l’exposition à Alger « La Kalaa des Béni Abass, dont Djamel O Seddik de Guella était l’un des commissaire d’expos

Quelle chance tu as d’avoir encore des archives de tes aïeux, je n’ai pour ma part aucune trace écrite des miens et celle de Tazla ont été malheureusement brûlées en 1958 durant l’opération jumelle elle était caché dans l’ancienne Mosquée, le village à été bombardé


Pour revenir à ton village, je ne savais pas que Ilougane existait déjà, je m’en réjouis et ne demande qu’à en savoir plus,

J’avoue n’y être allé qu’une seul fois lorsque j’étais petit, comme tu le sais, il est toujours mal venu pour un étranger de ce promener dans les ruelles par contre je savais que vous étiez des marabouts,
Le terme « Pasteur ou Paysan » n’est pas péjoratif bien au contraire, un soldat, un artisan ou autres ….à cette époque pouvait et devait aussi connaître l’élevage et l’agriculture, les grands notables de l’époque et même, ceux de maintenant, sont pour la plupart de grand propriétaire terriens,

La théorie des grandes migrations de 1870 existe bien, feu mon arrière grand Père natif de Ait Khliffa et allé s’installer à Guella vers 1860, puis à Tazla vers 1920, tous les villages de montagne ainsi que Tazla et Ilougane, ont du accueillir les familles en exile comme en 1958 les habitants de Ighil Ali et Bordj, nous avait recueilli après les bombardements

Connais tu le petit hameau en ruine qui ce trouve au pied de nos deux villages, sur l’autre rive de Tassift ?? Je serais très intéressé d’en connaître l’origine, il ce dit que c’était la, le premier village du Sultan Ath Abass, et ce n’ait, que par la suite qu’un berger en allant faire paître ses chèvres découvrait un passage pour Kalaa et que le Sultan et sa suite, s’y installa et fonda ce que nous connaissons le royaume de Guella

Que sais tu aussi des ruines trouvée Boni !!!!! C’etait parait’il une ancienne voie Romaine


Je suis né à Tazla et vis en France depuis plus de 50 ans, j’ai encore beaucoup à apprendre, je me passionne pour les livres anciens qui parle de la Kabylie, j’ai une petite collection pour ma retraite, car comme tu le sais il faut prendre beaucoup de note et courir les bibliothèques, maintenant grâce à internet beaucoup de vieux livres sont disponible, je t’indique un livre intéressant à télécharger : et qui prouve l’existence de Tazla au 16 éme siècle

« NOTICES ET MÉMOIRES de la Société Archéologique de la province de Constantine
5 éme Volume de la deuxième série,
Voila ce que j’ai trouvé en page 217 :

(C’est un copier coller telle que écrit en 1872)


pour l'inlelligence de ce qui va suivre, que celte famille
resla lanlôt indépendante et en relations amicales avec
les Espagnols de Bougie, tantôt alliée et tributaire des
Turcs (1).
Nous avons déjà vu Abd-el-Aziz, l'ancêtre des Mokrani,
consacrant les premières années de son règne à fortifier
la Kalâa et à étendre son influence dans le Sud. Il nous
reste maintenant à le suivre dans ses actes et à assister
aux guerres qu'il soutint contre les Turc*. La chronique
prétend que son infanterie régulière, composée de soldais
de forlune, ne tarda pas à s'élever à dix mille hommes,
et que sa cavalerie, également très-nombreuse, divisée
en deux corps, stationnait à Tala-Mezida et à Tazla.
Sur ces deux points, où existaient de belles fontaines, il
fil exécuter d'immenses travaux de terrassement et construire
deux bordjs pour loger chevaux et cavaliers. Chacun
de ces postes militaires était commandé par un
khalifa ayant pour mission de faire de fréquentes tournées,
afin de surveiller le pays.
Les Turcs, jaloux de la puissance toujours croissante
du petit sultan de la Kalàa des Beni-Abbas et des relations
qu'il avait eues avec les Espagnols, l'invitèrent à
reconnaître leur suprématie d'une manière plus efficace
qu'il ne l'avait fait jusqu'alors. Abd-el-Aziz, confiant dans
sa force et l'inaccessibilité de ses montagnes, s'y refusa,
et ballit le corps de troupes envoyé contre lui. Dans une
seconde rencontre, ce corps fut de nouveau repoussé, ce
qui décida le pacha à traiter avec ce redoutable voisin.

(1)L'undes descendantsde cette familleest Ben-el-Kadi, noire kaïd
actuelde Batna.



Ceci pour te dire que Tazla « aussi » existait déjà au 16 éme siècle et que c’etait un village garnison avec une armée de plus de 1000 soldats et aussi paysans puisque comme tu le dis, c’etait aussi les Jardins du Sultan, quant à la version d’anciens esclaves Arabes je n’y crois Guer mais….. Je tacherais de chercher.

La prochaine fois, je t’enverrais une page d’un livre écrit par Berbrugger en 1857 qui retrace une grande bataille à Tazla contre les Turcs et qui ce termine par la mort du Sultan celui-ci aurait été décapité sur place, et sa tête exposée à Alger je l’ai aussi lu dans un autre livre écrit par Mr Mahfoud Kaddache

J’ai des livres, numérisé dans mon ordinateur et c’est avec plaisir que je les partagerais avec toi

Je te salut et espère continuer ce débat fort intéressant

Amicalement
Hocine

Le 12/05/2011 à 21:18, par Abderrezak

je te remercie cher hocine pour toutes ces precieuses information
pour ce qui du fort romain de Boni , je te le confirme , pendant les années 80 j'ai vu de mes propres yeux d'enormes colonnes du style romains dans la foret de Bouni avec des ecritures en latin, j'etait enfant pendant cette epoque , mais depuis ces ruines ont été volées
il ya meme des traces d'anciennes contructions ,si tu veux je t'envois une photo a patir de google earth indiquant l'endroit exact de ces ruines.
Cher Hocine, contrairement a ma formation tres "pointue" et technique, je suis aussi un fou d'histoire ancienne, et je ne dirai pas non si t'as des livres electronique a m'envoyer
Merci beaucoups frere hocine et a bientot


Le 13/05/2011 à 14:14, par Hocine

Bonjour Abderrezak,

Je suis comme toi passionné par l'histoire surtout celle de notre région, ne dit ons pas, il faut savoir d'ou tu viens, pour savoir ou tu vas !!

Concernant la voie Romaine de Boni, voila une piste sur laquelle nous devons aussi nous intéresser (je suis preneur pour que tu m’envoie l’emplacement Google Earth)

Que sais tu du petit village en ruine en contrebat de notre vallée
Etant trop loin de Tazla je ne peux malheureusement pas me renseigner et puis j’ai aussi mon travail qui me prend beaucoup de temps et d’énergie c’est pourqu’oi je compte sur la retraite pour me consacrer à ces sujets (entre autre)

Pour que je t’envoie quelques livres électronique donne moi ton adresse mail, mais pour ce faire je dois aller voir un ami plus doué que moi, je dois t’avouer, je ne sais pas faire la manipulation sur mon ordinateur

Merci pour cette collaboration et ta contribution à l’animation du site

N’hésite surtout pas à continuer d’enrichir cette page de ton savoir

Il y à beaucoup de lecteurs (trices) au dernier compteur nous sommes plus de 100 000 visiteurs
Je reviendrais vers toi la semaine prochaine

Bien à toi
Hocine


Le 16/05/2011 à 18:03, par Hocine

Bonjour Abderresak

Ma tante Ourdia originaire de Ouchanenne , mariée et vivant à Tazla depuis 1950
M’a raconter qu’effectivement ton village a toujours été vénère et honore,

Elle m'a raconter que tous Tazla partait en procession, sur le tombeau du saint M’Sisi pour prier
et faire des offrandes, aussi que l'ors des sécheresse nos deux village ce réunissait pour implorer a dieux
pluie et récolte, c'est aussi dans ton village que les gens venaient ce faire soigner pour toute sorte de maux , fécondités mal être etc....

Elle a bien insiste sur le fait que vous étiez vénérer et respecté , mais pour ce qui ait l'histoire ancienne elle se rien car elle est venu en France après le bombardement de 1958, a cette époque les gens avait des préoccupations bien plus importante , et nous nous avons la chance et le loisir de nous y intéresser, c'est pourqu'oi il faut absolument , continuer a ce documenter et surtout a interroger nos anciens la mémoire se perd ,il serait dommage de rater ça j'ai beaucoup d'admiration pour Djamel O Sedek de et Djamel Alilat de el Watan qui font un travail remarquable tant sur l'histoire que sur la vie contemporaine des villages de Kabylie…


Voila une piste intéressante trouver dans un livre ancien en ce qui concerne Sidi Mansour

Peut être es ce le même ou bien un autre mais c’est à explorer c’etait avant le 16 éme siécle mais il est question de la fondation du royaume de Bougie !!!!

Je te scanne quelque page intéressante lis les et commentons les ensuites

Le khalife El-Mansour, ayant reçu des renforls, se disposa
à en finir avec l'ennemi. -On lui entendait dire :
« Tant que je n'aurai pas exterminé l'auteur de la révolte,
mon trône sera où je campe et mon empire là où je
guerroie. »
Ce fut le dernier dimanche du mois de moharrem,
l'an 336 (de J -C. 947-48), qu'il fit une pointe sur le Kiana,
et poussa sur les hauteurs des troupes qui cernèrent
Abon-Iezid. On se battit toulc la journée et les engagements
furent très-animés. La nuit venue, El-Mansour fit
allumer des feux et prit à son tour l'offensive. 11 n'y
avait.plus moyen de reculer; Abou-Iezid sortit de ses
retranchements avec ses partisans et tous se ruèrent
comme un seul homme sur l'armée du khalife. La mêlée
fut atroce; les insurgés, sauf un petit nombre, y trouvèrent
la mort. Abou-lezid reçut deux blessures, l'une au
front, l'autre à l'omoplate. Affaibli par la perte de son
sang, il glissa des bras de trois hommes qui remportaient
et tomba dans un précipice. On envoya des soldats à sa
recherche en fouillant les ra\ins. Les premiers qui le prirent,
sans savoir qui il était, s'apprêtaient à le tuer; il
se fit aussitôt reconnaître, et les gagna en leur abandonnant
son sceau, ses habits et tout l'argent" qu'il portail
sur lui. Mais, à peine sorti de leurs mains, il tomba au
milieu d'un autre détachement qui l'amena vivant au
quartier général.
El-Mansour, s'adressant au prisonnier, lui dit :
— Quel motif l'a poussé à celle guerre impie?
— J'ai voulu une chose, répondit Abou-lezid; mais
Dieu ne m'a pas secondé.
Apres ce colloque, El-Mansour lui offrit des vêlements

et ordonna qu'on lui prodiguât tous les soins qu'exigeait
sa position, tant il était désireux de le mener vivant à
Kaïrouan. Un chambellan fut préposé à sa garde. Malgré
toutes ces précautions, il mourut de ses blessures au
moment où il parlait au khalife. On prétend que c'est
une perle de sang qui occasionna sa mort. El-Mansour le
fit écoreher ; sa peau fut rembourrée de coton et les jointures
si parfaitement cousues, qu'on aurait pu prendre ce
spectre pour un homme endormi. Les chairs furent coupées
par morceaux et salées, puis envoyées avec les têtes
de ses compagnons. Ces horribles trophées furent promenés
dans les rues de Kaïrouan.
La guerre ainsi terminée, El-Mansour rentra à Msila,
puis, après avoir réglé les affaires du pays, il prit la route
de Kaïrouan.
Vers l'an 998 de notre ère, sous le règne du prince
sanhadjite, El-Mansour, arrière petit-fils de Ziri-lbn-Menad,
un nouveau missionnaire ou agent politique des
Falimiles, nommé Abou-el-Sebem, vint de l'Orient et
entra dans le pays des Ketama, où il leva des troupes et
se mit à battre monnaie. El-Mansour marcha contre les
rebelles, saccagea la ville de Mila, qui s'était déclarée en
leur faveur, cl détruisit tous les villages kelamiens qui se
trouvaient sur son passage. Ayant défailles insurgés devant
Sclif, il poursuivit Abou-el-Fehem et parvint à l'atteindre
dans une montagne où il s'était réfugié. Le prisonnier fut
conduit en présence d'El-Mansour, qui le frappa au point
de lui laisser à peine un souffle de vie. On lui fendit
ensuite le ventre pour en arracher le foie, et des esclaves
nègres dépecèrent son corps, en firent rôtir les chairs et
dévorèrent tout jusqu'aux os.

Malgré ce châtiment sévère, une seconde révolte éclata
encore l'année suivante chez les Kelama, dans les montagnes.
des Beni-Seliman, non loin de Selif. Elle avait été
suscitée par un nommé Abou-el-Ferdj, juif, à ce que l'on
rapporte, qui se donnait pour un petit-fils d'EI-Kaïm,
khalife falimitc. Les partisans qu'il trouva parmi les Ke- -
lama .succombèrent presque tous sur le champ de bataille,
et El-Mansour profila de la victoire pour accabler celte
Iribu de contributions et d'impôts. Abou-el-Feredj fut
livré par les siens, et péril dans les tortures (1).
Hammad, frère d'El-Mansour et fondateur delà dynastie
hammadile, qui acquit une si grande renommée:en Afrique,
était le chef de l'une des branches de la grande
famille sanhadjienne des Zirides.
En l'an 398 (1007 de J.-C), pendant qu'il était gouverneur
de la ville de Msila, au nom des souverains fatïmites,
il fit construire, sur le flanc de la montagne du
Kiana, par un esclave chrétien nommé Bouniache, une
ville fortifiée, que l'on appela la Kalâa des Beni-Ilammad.
Il transporta dans la Kalàa les habitants de Msila et de
llamza, villes qu'il détruisit de fond en comble, et y fil
venir aussi des Djeraoua, peuplade mélangée de juifs et
de chrétiens, habitant les montagnes de l'Aurès. Vers la
fin du quatrième siècle de l'hégire, Hammad acheva de
bâtir et de peupler sa ville, qu'il entoura de murs après
y avoir construit plusieurs mosquées, caravansérails et
autres édifices publics. La Kalâa atteignit bientôt une
haute prospérité; sa population s'accrut rapidement, et
les artisans, ainsi que les étudiants, s'y rendirent en foule

îles pays les plus éloignés et des extrémités de l'empire.
Celle affluence de voyageurs eul pour cause les grandes
ressources que la nouvelle capitale offrail à ceux qui cultivaient
les sciences, le commerce et les arts.
Le royaume hammadile comprenait la province de
Constantine et celle d'Alger, c'est-à-dire à peu près les
trois quarts de l'Algérie; il devait s'étendre depuis le
méridien de La Galle jusqu'à celui de Tenès (1). Les
papes, conservant les anciennes dénominations de l'époque
romaine, donnaient aux princes hammadites, avec
lesquels ils eurent des relations très-suivies, le litre do
roi de la Mauritanie, silifienne (2).
Le khalife fatimite ayant, voulu amoindrir la haute
position qu'avait atteinte Hammad, celui-ci méconnut son
autorité et proclama-la souveraineté des khalifes abbacides.
Celte défeclion amena une guerre sanglante et
désastreuse pour Hammad, et qui dura encore sous le
règne de son-fils.
.En l'an 453(1062-3 de J.-C.),En-Nacer, fils d'Alennas,
quatrième successeur de Hammad, son aïeul, arrivait au
pouvoir. Ce lui sous son gouvernement que la dynastie
hammadile atteignit au faîte de sa puissance. Ce monarque
éleva des bâtiments magnifiques, fonda plusieurs
. (I) Caretle,Explorationscientifiqu(eKabilie).
(2)Despiècesen or (dela valeurde dix-huitfrancs),remontantà celle
époqueet trouvéesdansles ruinesdé la Kalàa,'portentces mots*:
Surune face: II n'ya d'autreDieuqueDieu,Mahomestt sonprophète;
Sur l'autre: L'EmirsouveraindesBeni-Hammad.
En'exergue,sont plusieursmots parmi lesquelsnousn'avonspu lire
que le nom de &_SLkÀ/^ sàriliaka,les Sa'nhadjad'après l'orthographeadoptée.
Ces pièces remontentau quatrième, ouau cinquième
sièclede'l'hégire,dixièmeou onzièmede nfllreère.


grandes villes, Bougie entre autres, l'ancienne Saldoe
romaine, qu'il releva de ses ruines, et fil de nombreuses
expéditions.
Les princes liammadiles comptaient un certain nombre
d'anciennes familles chrétiennes parmi leurs sujets. Une
opinion généralement répandue, c'est que les princes
musulmans, dans un but de prosélytisme, prescrivaient
la conversion immédiate ou l'extermination des peuplades
vaincues par l'invasion arabe. Les hommes du Livre
(la Bible), les juifs et les chrétiens, ces derniers surtout,
pour lesquels les musulmans eurent toujours moins de
répulsion, n'eurent qu'à se soumettre à l'impôt. A ces
conditions, ils gardèrent leurs biens, leur culte, et leur
commerce fut longtemps encore toléré. Ce n'est qu'exceptionnellement,
et à la suite de luttes violentes, que la
force fut employée pour les contraindre à abandonner leur
croyance ou à s'expatrier.
Jusqu'au treizième siècle, plusieurs évèchés, et, entre
autres, ceux de Cartilage et d'Hippone, subsistèrent encore
; le christianisme n'élail pas éteint dans plusieurs
villes et parmi les tribus berbères.
Les princes hammadites reçurent, à une époque vraisemblablement
assez voisine de la fondation de la Kalàa,
une colonie nombreuse de chrétiens berbères parmi hes
tribus qui vinrent peupler leur capitale, et qui continuèrent
à l'habiter encore longtemps après la fondation de
Bougie, ville dans laquelle les princes hammadites établirent
plus lard le siège de leur gouvernement. La bonne
entente existant entre ces princes el le saint-siège, donnait
une entière sécurité à leurs sujets chrétiens. Il y eut
même, pendanl longtemps et jusqu'au treizième siècle

des chrétiens servant dans les armées des princes africains.
Des facilités leur étaient données pour la libre
pratique de leur culte au milieu des troupes et des populations
musulmanes : l'église et les gouvernements chrétiens
en permettaient le recrutement en Europe (1).
Nous avons vu plus haut que Hammad, fondateur de la
dynastie hammadite, froissé dans sa dignité, avait répudié
la souveraineté des khalifes falimites pour se déclarer
en faveur de leurs rivaux, les khalifes abbacides. Cette
défection amena des guerres sanglantes et interminables,
qui eurent pour conséquence l'entrée dans l'Afrique septentrionale
d'une nouvelle invasion arabe. A cette époque,
les tribus arabes nomades des Hilal étaient cantonnées
dans la Hante-Égypte, où elles répandaient la dévastation,
attaquant même les pèlerins de la.Mecque aux jours où
l'on remplissait les grands devoirs de la religion. Afin de
se débarrasser de leur présence d'une manière utile, le
khalife résolut de les faire passer en Afrique et de les
opposer aux princes sanhadjiens. En conséquence de la
décision que l'on venait de prendre, le khalife El-Mostancer,
en l'an 441 (1049-50 de J.-C), envoya son visir
auprès de ces Arabes. Ce ministre commença par faire des
dons peu considérables aux chefs, — une fourrure et une
pièce d'or à chaque individu ;— ensuite, il lès autorisa à
passer le Nil en leur adressant ces paroles : « Je vous fais
cadeau du Moghreb et du royaume sanhadjien, qui s'est
soustrait à l'autorité de son maître. Ainsi, dorénavant,
vous ne serez plus dans le besoin ! »
il) Voir,pour d'autres détails à ce sujet, notre Histoirede Bon/jie
(Documents de M. de Mas-Latrie).

Les Arabes, animés par l'espoir du butin, franchirent
le Nil et allèrent occuper la province de Barca. Ayant pris
et saccagé les villes de celle région, ils adressèrent à leurs
frères, qu'ils avaient laissés sur la rive droite du Nil, une
description attrayante du pays qu'ils venaient d'envahir.
Les retardataires s'empressèrent d'acheter la permission
de passer le fleuve. Ces envahisseurs se partagèrent alors
le pays, et toutes les familles hilaliennes se précipitèrent
sur l'Ifrikia comme une nuée de sauterelles, abîmant et
détruisant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Ces
événements, et les guerres acharnées qu'il fallut soutenir,
ébranlèrent profondément la prospérité de l'Ifrikia ; la
dévastation s'étendit partout; plusieurs grandes villes
furent détruites et une foule de brigands interceptaient
les roules et dépouillaient les voyageurs.
Les Arabes, ayant enlevé au peuple sanhadjien toutes
ses villes, établirent leur autorité sur les lieux que le
khalife leur avait assignés. Le prince En-Nacer, réfugié
dans sa Kalâa, se vit bientôt bloqué par l'ennemi. Les
assiégeants, après avoir dévasté les jardins et coupé tous
les bois qui entouraient la place, allèrent insulter les
autres villes de la province. Ayant mis en ruines celles de
Tobna et de Msila, dont ils avaient chassé les habitants,
ils se jetèrent sur les caravansérails, les villages, les fermes
et les villes, abatlant tout à ras de terre et changeant
ces lieux en une vaste solilude, après en avoir comblé lès
puits et coupé les arbres.
De celle manière, ils répandirent la désolation partout,
obligèrent les princes sanhadjiens à s'enfermer dans les
grandes villes, leur enlevant peu à peu le territoire qui
leur restait. Toujours guettant les moments favorables


pour les surprendre, ils leur firent acheter, par un tiil)
iH, la permission de se servir de leurs propres lerrcs.
La peuplade berbère des Adjica, qui,depuis un temps
immémorial, habitait la montagne voisine de la KalAa,
fut chassée de ce pays. Le territoire qu'elle possédait
devint l'héritage des Aïad, peuple formé d'un mélange
d'Arabes hilaliens, et la montagne prit le nom de Djebel-
Aïad, qu'elle porte encore de nos jours.
Fidèles à leurs habitudes destructives, les Arabes ne
cessèrent de se livrer à toute espèce de brigandage, au
point qu'ils forcèrenl-En-Nacer d'abandonner la Kalâa et
de se transporter à Bougie, qui devint sa nouvelle capitale.
Les montagnes de Bougie étant d'un accès fort difficile
et les chemins étant presque impraticables, mettaient
son territoire à l'abri dé toute insulte.
Nous avons vu plus haut que, lors de la fondation de
la Kalâa des Beni-Hammâd, en l'an 1004 de notre ère,
une colonie nombreuse de chrétiens était venue s'y fixer.
Sous le règne du roi El-Aziz, descendant de En-Nacer,
en 1114, disent les Dommenls européens (1), ces chrétiens,
tous africains et berbères, avaient encore à la Kalâa
une église dédiée à la Vierge Marie. Leur évêque habitait
une maison voisine de l'église. C'est le dernier prélat
indigène dont nous puissions constater l'existence; et
déjà la population, peut-être ses propres fidèles, qu'envahissait,
d'année en année, l'influence du langage et des
habitudes, le désignaient sous le nom. musulman de
khalife.
Iahïa, dernier souverain de la dynastie sanhadjienne,
(t) DeMàs-Lairie.



dominé par l'amour de la chasse, ne songea qu'à s'amuser
pendant. <|ue l'empire tombait en dissolution et <|ue
les tribus sanhadjiennes s'éteignaient successivement autour
de lui. Il se rendit de Bougie à la Kalàa pour y
l'aire îles perquisitions, et en emporta tous les objets de
valeur qui y existaient encore.
Vers celle époque, 547 (H52-3 de J.-C), Abd-el-Moumen,
sorti du Maroc à la tête de ses Almohades, envahit
le pays et s'empara du royaume de Bougie. Abd-el-Moumen
était le disciple du mehdi Ibn-Toumert, qui, en prêchant
des réformes dans les doctrines musulmanes, réussit
à attirer à lui de nombreux adhérents, et fonda, dans le
Moghreb, la dynastie des Almohades.
lahïa, roi de Bougie, voyant son territoire envahi par
les armées du nouveau conquérant, eut à peine le temps
de s'embarquer avec ses trésors. Abd-el-Moumen plaça
son fils, Abd-Allah, à la tête d'une armée et l'envoya contre
la Kalâa. Celte place fut emportée d'assaut et livrée
aux flammes; la garnison fut passée au fil de l'épée et
dix-huit mille cadavres, dit-on, attestèrent la fureur des
vainqueurs.
A cette nouvelle, les Arabes nomades, alliés aux princes
sanhadjiens, se rendirent à Selif après avoir pris
l'engagement de soutenir leur roi lahïa. Les deux partis
en vinrent aux mains près de celle ancienne ville, et continuèrent
à se battre pendant trois jours; mais, enfin,
les Arabes reculèrent en désordre, après avoir perdu
beaucoup de monde, et ils laissèrent leurs troupeaux,
leurs femmes et leurs enfants au pouvoir des Almohades.
Lorsqu'éclala la révolte d'Ibn-Ghania, vers l'an 1185
de noire ère, la ville de Bougie tomba en son pouvoir par

surprise, el ii est probable que toute la contrée environnante
reconnut son autorité, puisqu'il (ut assez puissant
pour pénétrer clans la Kalâa des Beni-Hammad et aller,
de là, mettre le siège devant Consiantine. Mais l'autorité
d'Ibn-Ghania ne fut qu'éphémère dans celle région ; poursuivi
à outrance parles Almohades, il dut s'éloigner vers
le pays de Tripoli.
Cinquante ans après environ, l'émir Abou-Zakaria le
hafsile, gouverneur de l'Jfrikia pour le compte des Almohade?,
mécontent de la conduite de son souverain, se
rendait indépendant, faisait reconnaître partout son autorité
el fondait la dynastie hafsile, qui, pendant plusieurs
siècles, se mainlinl au pouvoir, malgré les révoltes qui
éclatèrent souvent dans le sein même de ses étals, et les
attaques acharnées de ses puissants voisins, les Abd-el-
Ouadiles et les Meriniles.
La famille royale hafsile régnait encore au seizième
siècle, lorsque parurent sur la côte d'Afrique les frères
Barberousse. Tendant celle longue période, les populations
du pays de Selif, — je ne parle pas de la ville
même, puisque depuis longtemps elle avait été ruinée,
— durent souvent épouser la querelle des princes hafsites,
gouverneurs de Conslanline el de Bougie, que la
rivalité arma les uns contre les autres. Il est également
probable que ces populations allèrent au secours d'Abdel-
Aziz, dernier roi de Bougie, attaqué par les Espagnols,
sous les ordres de Pierre de Navarre, en 1510.
On verra plus loin, dans la Biographie de la famille
féodale des Mokrani, les événements qui marquèrent le
début de la conquête turque. L'autorité des nouveaux
dominateurs était plus nominale que réelle; dans la


Le 18/05/2011 à 22:39, par Abderrezak

tres interressant ce document cher ami hocine
je veux aussi t'ajouter que jamal alilat est aussi un ami et avant il etait mon prof au lycée d'ighil ali.

pour ces extraits que tu viens de publier et qui sont aussi tres interressant , les evenements sont anterieurs a l'epoque de la fondation d'el qelaa
en fait la qelaa des beni abbas etait a l'origine a l'endroit dont tu m'as parlé avant "l'histoire du passage secret entre ce village et la qelaa" avant que le sultan abdelazizi ne la deplace a l'endroit actuel
l'histoire de la qelaa commence vraiment aux environs de l'année 1500 date de la chute de bougie aux mains des espagnols, et c'est la que l'un des rois de bougie "Abderrahmane" fuit a taqorabt ou il est enterré "saint sidi abderrahmane".....il eu un fils Abdelaziz qui est allé du coté d'ilougane et c'est de la que le royaume a connu ses debut.
Abdelaziz a été tué par les turques et son frere Ahmed a pris le royaume , et c'est celui la qui est devenu le saint sidi ahmed a ilougane, e sa mort son fils al mançor a pris sa place qui a lui meme etait tué dans un complot des notables des ath abbas
Or, il se trouve qu'à ilougane on venere deux saints et qui sont "Sidi Ahmed saci" et son fils "Sidi Mansor".....et selon les livres d'histoires "serieux" , il esiste deux rois de qelaa qui s'appelait Ahmed et son fils al Mansor....coincidence, je ne le crois pas, c'est tellement proche de la realité !


Le 20/05/2011 à 20:11, par Hocine

Bonjour Abderrezak,

Tous d'abord il faudrait que tu me donne ton mail pour que je puise t'envoyer des livres en pièces jointe,

J'ai effectivement lu que le frère d' Abdelaziz a pris sa place suite à sa mort, mais dans les ouvrages tout autant sérieux que j'ai lu, il s'appelait Ahmed Amokrane qui trouva la mort dans une bataille près de l’oued sahel c’est son fils , Sous l’appellation de Si Nacer qui devint le chef de la Kalaa quant à sa mort vers 1624) il y a à plusieurs hypothèses (assassiné par traîtrise par un membre de la Kalaa ou tué par un Turc infiltré dans sa cavalerie ????

il et aussi dit que lors d’une grande bataille au pied de Guella les Turcs dévastèrent toutes les terres coupèrent tous les arbres et qu’un marabout Kabyle vint s’interposer entres les deux parties et dit « « Des Musulmans ne doivent pas se faire la guerre entre eux, ils doivent réserver leurs coups contre les infidèles » suite à ses paroles ils arrêtèrent de se combattre,
A cette époque le royaume avait beaucoup d'alliances avec les tributs du Maroc, dailleur il y à des villages au Maroc qui portent les noms de "Tazla et Ilougane", , pour avoir rencontrer des chleuhs (Berbères du Maroc, ils ont pratiquement la même façon de parler que nous, contrairement, à d'autre région du Maroc et même de la Kabylie

Pour le petit hameau dont nous avons parlé, je me doutais bien qu'il avait une histoire intéressante, malheureusement personne n'a su ou n'a pu m'en parler c'est dommage c'est pourqu'oi il faut continuer à faire des recherche:
Je te site un livre qu'il faut absolument que tu te procure sur Alger ou ailleurs c’est une édition Algérienne DAHLAB A ALGER :




"LA Kalaa DES BENI ABBES AU XVIeme Siècle,
De Youssef Benoudjit "Préfacé par Mahfoud Kaddache"

Je te site la bataille de 1559
Les Turcs en voulant attaquer Kalaa passèrent par Tazla

Voila ce qui est écrit en page 259 :

Hassan Pacha (fils de Kheir Ed Din) vint ensuite avec son beau Père (le roi de Koukou) ravager les terres des Benis Abbes; mais le chef de ses Kabyles accourut à la tête de 4000 hommes à pied armés de mousquets et de 5000 cavaliers près d’un village de son territoire (probablement Tazla), ou il avait fait construire un fort avec un retranchement, qui coupait tout le chemin. Hassan Ben Kheir Ed Din avait 3000 arquebusiers Turcs à pieds 500 à cheval et 2000 cavaliers Arabes, (cité par Berbrugger en page 92) et aussi d’après un récit Marmol contemporain de l’époque écrit en 1573 !!!

Au cours de cette bataille de Septembre 1559 qui fut longue et ardue et près avoir fait un grand nombre de mort dans les rangs ennemis, le Sultan Abdelaziz, dans une résistance héroïque, y trouva la mort sous le feu nourri des Turcs, mais cela ne réduit en rien la farouche détermination des Benis Abas qui sitôt après ce triste événement se choisiront pour chef le frère du Sultan Abdelaziz, le célèbre AHMED Amokrane
Le chroniqueur de l’époque etait un esclave Espagnole « Haédo » qui accompagnait le Pacha Turc dans toute ses batailles

La suite c’est ce que je t’ai dis dans mon précédant message ils « les Turcs essayèrent de s’emparer du corps du Sultan mais les villageois ne lui laissèrent Guer le temps de s’en approcher c’est pourquoi il lui coupa la tête et la ramenèrent à Alger pour y être exposé a BAB aAzzoun comme un trophée en place publique

Alors je me pose la Question ou est son corps, ou à t’il été enterrée ??? ?

J’ai aussi lu que le Pacha s’etait retranche dans une montagne de chez nous (Marmol l’appelle « COCO DU TELETA » ou les cheikh de Beni Abbès ont leurs sépultures !!!!!!

La cela devient intéressant connaît tu une montagne qui porte ce nom sachant que Marmol etait espagnol et qu’il déformait

les noms , pour Tazla il disait Tesli mais Carrette dans un autre livre confirme bien qu’il s’agit de Tazla, qu’il appelait les Djebalia ou montagnards de Boni, qui sont prés de Kalaa

Voila mon ami,
J’attends toujours l’emplacement des Ruines Romaine de Boni et ton adresse mail pour t’envoyer ses précieux ouvrage

Et j’aimerais bien que tu nous fasse partager ce que tu as lu de tes Ancêtres et de ce que racontent les historiens ou les gens de la région

Si tu as l’occasion de voir Djamel Alilat, passe lui bien le bonjour de ma part

A bientôt mon ami

Hocine

Le 21/05/2011 à 16:28, par Abderrezak

pour ce qui est du roi Abdelazizi, une legende raconte qu'apres "avoir pris sa tete a alger pour l'exposer aux population, un miracle s'est produit et elle s'est mette a parler et a menacer les algerois de toutes les maledictions, et c'est la que le chef turque a decidé de la mettre dans un coffre en argent et de lui offrir un enterrement digne"...bon ce n'est qu'une legende
Pour Ahmed Amokrane, ce n'est qu'apres avoir pris le pouvoir qu'on a decidé d'ajouter "Amokrane" puisque les kabyles n'ont pas des traditions de s'appeller Roi ou sultan

voici mon email : n.s.abder@gmail.com


Le 06/02/2012 à 1:12, par farhet_bouziane

on a le grand honneur de voir des grand s personnes comme mr sebane qui sont interessé par notre village et culture , poour ne pas negliger lhistoire


Le 06/02/2012 à 1:14, par farhet_bouziane

it's great great , continue

 

 

Commentaires

azoul hicine je suis un nait hamoud et jai lu vos ecrit toi et le gar dilougan avec un tres grand interet c vrais que ilougane est respecter par tazla a cause quil sont mrabt eux aussi ils nous respecte.ce qui a ecrit ms abderezak apropos dilougan comme quoi ils sont lorigine de la region et tres faut c des bobard je lui pose une question coment ca se fait que ilougane et le seul vilage arabe entourer de vilage kabyle.la logique et je pense ilougane a ete creer a lepoque de okba bnou nafae qui a envoyer des arabe pour aprendre lislam au kabyle de la religion islam.et voila le premier a construit une miason c marier aprer la famille sagrandi et de la naitra ilougan.noublier jamais ca le berbere etait en algeri et tout le maghreb avant les arabe alor tout ceux qui parle arabe dans toute lalferie sont venue et ont en quelque sorte squater des teres kabyle et les kabyle les ont laiser juste pour et par respet a lislam .

Commentaire n°1 posté par nait hamoud le 07/07/2012 à 05h00

 

Publié dans Tazla le Village 2010

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nait hamoud 07/07/2012 05:00


azoul hicine je suis un nait hamoud et jai lu vos ecrit toi et le gar dilougan avec un tres grand interet c vrais que ilougane est respecter par tazla a cause quil sont mrabt eux aussi ils nous
respecte.ce qui a ecrit ms abderezak apropos dilougan comme quoi ils sont lorigine de la region et tres faut c des bobard je lui pose une question coment ca se fait que ilougane et le seul vilage
arabe entourer de vilage kabyle.la logique et je pense ilougane a ete creer a lepoque de okba bnou nafae qui a envoyer des arabe pour aprendre lislam au kabyle de la religion islam.et voila le
premier a construit une miason c marier aprer la famille sagrandi et de la naitra ilougan.noublier jamais ca le berbere etait en algeri et tout le maghreb avant les arabe alor tout ceux qui parle
arabe dans toute lalferie sont venue et ont en quelque sorte squater des teres kabyle et les kabyle les ont laiser juste pour et par respet a lislam .